Verdir sa flotte d’entreprise : pourquoi l’électrification est devenue un levier stratégique

Selon les données du SDES, seules  12 % des voitures professionnelles et moins de  5 % des utilitaires légers en circulation en France étaient électriques au 1er janvier 2026¹. Pourtant, entre fiscalité, coût d’usage et attentes des collaborateurs, verdir sa flotte n’est plus un choix idéologique : c’est une décision qui pèse directement sur les comptes de l’entreprise. Pour aider les dirigeants et les gestionnaires de flotte à structurer leur démarche, Advenir Formations propose une formation gratuite, partout en France.

Les flottes, premier levier de la transition du parc automobile

3,3 millions de voitures professionnelles et plus de 3 millions de véhicules utilitaires légers utilisés par des professionnels circulent aujourd’hui sur les routes françaises selon les données du SDES. À elles seules, les flottes privées et publiques représentent plus de la moitié des immatriculations annuelles de véhicules neufs.

Le potentiel est donc considérable. Et l'effet dépasse largement les murs de l'entreprise. L'âge moyen d'un véhicule détenu par une entreprise est de 4 ans, contre 12 ans pour les particuliers, selon les données du SDES. Or près de six véhicules sur sept sont achetés d'occasion en France. Chaque véhicule électrique intégré à une flotte aujourd'hui devient donc, à terme, une voiture accessible sur le marché de l'occasion. En d'autres termes, ce sont bien les entreprises qui contribuent à démocratiser, du moins en partie, la mobilité électrique.

Une équation économique qui a changé

Les gestionnaires de flotte raisonnent depuis longtemps en coût total de possession (TCO). La nouveauté, c’est que le calcul penche désormais nettement en faveur de l’électrique, et ce pour une large majorité de véhicules. Prix d’acquisition en baisse, recharge nettement moins chère que le carburant, entretien allégé : la mécanique est connue.

Pour les voitures particulières, l'équation est renforcée par une fiscalité particulièrement favorable à l'électrique. Un véhicule électrique est exonéré des deux taxes annuelles sur l'affectation des véhicules à des fins économiques, qui ont remplacé l'ancienne TVS : celle sur les émissions de CO2 et celle sur les polluants atmosphériques, dont les barèmes progressent depuis 2025. Le véhicule électrique échappe aussi au malus CO2 comme au malus au poids. Il ouvre droit au plafond de déductibilité de l'amortissement le plus élevé.

Pour les véhicules utilitaires, déjà largement épargnés par cette fiscalité quelle que soit leur motorisation, l'intérêt économique de l'électrification repose davantage sur le coût total de possession : coût de l'énergie, entretien et intensité d'utilisation du véhicule, mais aussi sur les aides à l'acquisition. Les VUL électriques neufs bénéficient d'aides financées par les CEE, renforcées depuis juin 2026 pour les véhicules fabriqués dans l'EEE.

Les flottes d’au moins 100 véhicules ont, elles, un paramètre supplémentaire à intégrer. Depuis mars 2025, la taxe annuelle incitative fixe une trajectoire cible connue jusqu’en 2030 : 18 % de véhicules à faibles émissions en 2026, 25 % en 2027, puis 48 % en 2030. Une visibilité qui permet de planifier ses renouvellements plusieurs années à l’avance. Encore faut-il anticiper.

Des avantages très concrets pour les collaborateurs

C’est un argument souvent oublié, mais qui peut faire la différence sur le terrain : un véhicule de fonction 100 % électrique éligible ouvre droit à un abattement allant jusqu’à 70 % sur l’avantage en nature dans le cas des véhicules éco-scorés. Pour le salarié, l’effet est immédiat sur sa fiche de paie.

Mieux : les frais d’électricité pris en charge par l’employeur, au bureau comme au domicile, sont exclus de l’assiette des cotisations. L’entreprise peut donc offrir « le plein » à ses collaborateurs sans alourdir ses charges. Difficile d’en dire autant avec un véhicule thermique…

Et le bénéfice ne s’arrête pas au bulletin de salaire. Silence à bord, absence de vibrations, conduite plus souple… L’agrément de conduite constitue également un argument de poids. Le groupe La Poste, qui exploite près de 15 000 utilitaires légers électriques et 8 000 trois-roues motorisés, observe que l’adhésion des conducteurs s’est largement faite par le bouche-à-oreille (source : Avere France). Car pour un salarié qui passe ses journées au volant, le véhicule n’est pas un simple moyen de transport : c’est son environnement de travail au quotidien. Dans un marché de l’emploi tendu pour certains secteurs, l’agrément de conduite des véhicules électriques peut s’imposer comme un véritable levier d’attractivité et de fidélisation.

Un atout dans les appels d’offres

L’électrification d’une flotte peut également devenir un argument commercial, notamment dans les appels d’offres publics ou auprès de grandes entreprises engagées dans la réduction de leur empreinte carbone.

Le sujet concerne aussi les petites structures : même loin du seuil de la taxe incitative, une entreprise peut être amenée à rendre compte du bilan carbone de ses prestations à ses donneurs d’ordre.

Un bénéfice environnemental qui arrive (très) vite

Sur l’ensemble de son cycle de vie, un véhicule électrique émet en France environ trois fois moins de CO2 que son équivalent thermique. Selon les données de l’Avere France, le surcoût carbone lié à la fabrication de la batterie est compensé au bout de 30 000 à 40 000 kilomètres.

Parce qu’ils roulent davantage que la moyenne, les véhicules d’entreprise atteignent ce seuil plus rapidement. L’usage professionnel constitue donc un terrain particulièrement favorable à l’électrification : en ordre de grandeur, 100 kilomètres parcourus en électrique plutôt qu’en thermique permettent d’éviter environ 10 kg de CO2.

Un enjeu de méthodologie

Si les arguments économiques, sociaux et environnementaux convergent, pourquoi le taux d’électrification des entreprises demeure-t-il si faible ?

Une enquête menée conjointement par l’Avere-France et Mobileo apporte une réponse claire : 90 % des gestionnaires de flotte estiment que l’électrification demande plus de temps et d’organisation que la gestion d’un parc thermique, et 45 % expriment un besoin réel de formation.

Le frein tient donc moins à l’adhésion au principe même de l’électrification qu’aux difficultés rencontrées pour la mise en œuvre. Electrifier une flotte ne consiste pas simplement à remplacer des véhicules thermiques par des modèles électriques : c’est un projet d’entreprise à part entière. Il mobilise les ressources humaines pour la « Car policy », les achats pour les marchés de recharge, les services généraux pour l’implantation des bornes, sans oublier l’information du CSE. En résumé, trois grandes étapes structurent la démarche : diagnostiquer les usages, construire une feuille de route, puis déployer en accompagnant les conducteurs.

Advenir Formations : deux heures pour passer de l’intention à l’action

Guider les professionnels dans l’électrification de leur parc : c’est précisément ce besoin de méthode que vient combler la formation « Électrifier sa flotte d’entreprise », proposée par Advenir Formations.

Dirigeants, artisans, gestionnaires de flotte, responsables RH, acheteurs… La formation s’adresse à toutes les personnes impliquées dans les décisions liées aux véhicules de l’entreprise. Aucun prérequis n’est nécessaire pour s’inscrire.

Pour mieux incarner les démarches à réaliser sur le terrain, le programme suit la logique d’un projet réel :

  • le cadre économique et les leviers du passage à l’électrique : fiscalité, impact sur le TCO, avantages en nature, enjeux RSE ;
  • les idées reçues sur l’autonomie et la recharge, abordées avec des données objectives ;
  • l’évaluation du potentiel d’électrification de sa propre flotte, usage par usage ;
  • la structuration du projet de verdissement et la construction d’un plan d’actions à trois ou six mois.

La formation dure deux heures et ne coûte rien à l’entreprise : elle est financée à 100 % par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Elle est dispensée en présentiel ou en webinaire, dans toutes les régions de France métropolitaine ainsi qu’en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion.

Pour en savoir plus, il suffit de remplir le formulaire disponible sur la page de la formation. Un formateur de votre région vous recontacte pour fixer une session selon vos disponibilités.

¹ SDES, « Données sur le parc automobile français », janvier 2026