Prime coup de pouce
Depuis juillet 2025, le bonus écologique “classique” financé par l’État a été supprimé pour les véhicules commandés après le 1ᵉʳ juillet 2025 : il est désormais remplacé par une prime dite “coup de pouce” financée via les certificats d’économies d’énergie (CEE), qui sont pris en charge par les fournisseurs d’énergie (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.) et non plus par le budget de l’État.
Ces aides financières pourront atteindre (montants indicatifs) :
- 5 700 € pour les ménages précaires,
- 4 700 € pour les ménages modestes non précaires,
- 3 500 € pour les autres ménages.
Une bonification de 1 200 à 2 000 € peut s’y ajouter lorsque la batterie du véhicule est fabriquée en Europe.
Côté véhicules, seuls les modèles neufs et 100 % électriques sont concernés. Ils doivent afficher un score environnemental suffisant, un prix inférieur à 47 000 € TTC et une masse inférieure à 2,4 tonnes. La liste des modèles éligibles est publiée par l’ADEME.
Pourquoi les montants ne sont plus fixes mais “indicatifs” ?
Contrairement à une aide de l’État, les CEE ne reposent pas sur un budget fixe. La réglementation oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions d’économies d’énergie, et les certificats qu’ils utilisent pour cela s’échangent sur un marché, à un prix qui évolue.
Le montant de la prime dépend donc de la valeur de ces certificats, mais aussi des partenariats entre fournisseurs d’énergie, constructeurs et concessionnaires. Selon la période ou le partenaire, l’aide peut ainsi être plus ou moins élevée.
Comment obtenir la prime ?
La demande doit impérativement être faite avant la signature du bon de commande. Dans la plupart des cas, c’est le concessionnaire qui s’en charge : lorsqu’il travaille avec un fournisseur d’énergie partenaire, la prime est directement déduite du prix d’achat, ou du premier loyer en cas de location.
Il est également possible de faire la démarche directement auprès d’un fournisseur d’énergie signataire de la charte « coup de pouce », dont la liste est disponible sur le site du ministère de la Transition écologique. Le dernier avis d’imposition permet de déterminer le montant auquel le ménage peut prétendre.
À noter : cette prime n’est pas cumulable avec le leasing social, mais elle peut s’ajouter aux aides proposées par certaines collectivités locales.

Microcrédit véhicules propres
Le microcrédit véhicule propre s’adresse aux ménages les plus démunis. Peuvent ainsi en bénéficier :
- les personnes exclues du système bancaire classique ;
- en situation professionnelle fragile, qui souhaitent louer un véhicule neuf ou d’occasion peu polluant dans le cadre d’une location longue durée (LLD) ou d’une location avec option d’achat (LOA) un ;
- à faibles revenus.
Le montant du micro-crédit peut atteindre 8000 euros sur une durée maximale de 7 ans et varie en fonction des revenus du demandeur.
Le leasing social : rouler en électrique à partir de 100 €/mois
Le leasing social est un dispositif gouvernemental qui permet aux ménages modestes remplissant des conditions de ressources strictes de louer une voiture électrique neuve à un loyer mensuel fortement réduit, plafonné à 200 €/mois, sans apport initial.
Lancé en janvier 2024 pour une première vague de commandes, puis reconduit fin septembre 2025, le dispositif revient le 16 juillet 2026 pour sa troisième édition. Il reste financé via les certificats d'économies d'énergie (CEE).
Pour être éligible, deux critères cumulatifs s'appliquent : un revenu fiscal de référence par part qui ne doit pas dépasser 16 880 € (contre 16 300 € pour l'édition 2025), et un usage professionnel du véhicule, c'est-à-dire habiter à plus de 10 km de son lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle. Les ménages ayant déjà bénéficié du dispositif en 2024 ou en 2025 ne peuvent pas en profiter cette année.
Le kilométrage inclus dans le loyer passe à 15 000 km par an, contre 12 000 km en 2025. L'aide correspond à 29 % du coût d'acquisition du véhicule, dans la limite de 6 500 €, un plafond porté à 9 000 € si le véhicule et sa batterie sont fabriqués dans l'Espace économique européen, et jusqu'à 9 500 € si le moteur électrique est lui aussi produit en Europe.
Côté véhicules, seuls les modèles neufs et exclusivement électriques sont concernés. Ils doivent afficher un score environnemental suffisant et, nouveauté de cette édition, une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg (contre 2 400 kg en 2025), ce qui recentre le dispositif sur les citadines et les modèles compacts.
Il est possible de tester son éligibilité dès maintenant sur le site du ministère de la Transition écologique.
Une aide pour l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion
Depuis le 1er septembre 2026, une nouvelle aide vient compléter le dispositif pour l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion. Elle aussi financée via les certificats d'économies d'énergie (CEE), elle s'adresse cette fois à un public plus large puisqu'aucune condition de revenus n'est exigée.
Pour en bénéficier, le véhicule doit être 100 % électrique (les hybrides sont exclus), avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, et être acheté ou loué auprès d'un professionnel de l'automobile habilité. La batterie doit également être en bon état, avec au moins 80 % de sa capacité initiale ou une autonomie résiduelle d'au moins 200 km. Enfin, l'acquéreur ou le locataire s'engage à conserver le véhicule au moins 3 ans.
Le montant de l'aide varie selon l'opérateur (fournisseur d'énergie ou partenaire) auprès duquel elle est demandée. Une majoration d'environ 2 000 € par véhicule est prévue pour les professionnels de l'aide à domicile et des services à la personne, à condition que le véhicule coûte au maximum 25 000 € TTC et affiche une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg. Cette majoration, temporaire, ne s'applique qu'aux opérations engagées avant le 1er janvier 2027 et finalisées avant le 1er juillet 2027.
Des économies sur le long terme
Si les véhicules électriques sont plus chers à l’achat, ils permettent néanmoins à leurs usagers de réaliser des économies conséquentes à moyen et long terme. En décembre 2025, le ministère de la Transition Ecologique estimait que le coût de la recharge d'un véhicule électrique au bureau ou à domicile était environ 3 fois moins élevé que celui d’un véhicule thermique : moins de 3€ pour 100 kilomètres en moyenne. En moyenne, un Français parcourt environ 12 000 kilomètres par an avec son véhicule. Opter pour un véhicule électrique entraînerait alors une économie annuelle moyenne de 840 euros !
