famille qui choisi son véhicule électrique chez un concessionnaire

Aides à l'acquisition d'une voiture électrique

Près de 53% des émissions de gaz à effet de serre du transport routier sont aujourd’hui émises par des voitures individuelles. Le développement de la mobilité électrique est capital pour réduire ces émissions et atteindre l’objectif posé par le gouvernement d’atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. L'Etat a alors mis en place différentes aides à la mobilité zéro émission permettant aux particuliers de faire l’acquisition ou de louer un véhicule électrique à moindre coût.  

Prime coup de pouce

Depuis juillet 2025, le bonus écologique “classique” financé par l’État a été supprimé pour les véhicules commandés après le 1ᵉʳ juillet 2025 : il est désormais remplacé par une prime dite “coup de pouce” financée via les certificats d’économies d’énergie (CEE), qui sont pris en charge par les fournisseurs d’énergie (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.) et non plus par le budget de l’État.

Ces aides financières pourront atteindre (montants indicatifs) :

  • 5 700 € pour les ménages précaires, 
  • 4 700 € pour les ménages modestes non précaires,
  • 3 500 € pour les autres ménages. 

Ce bonus restera réservé aux véhicules électriques respectant les critères du score environnemental avec un poids inférieur à 2,3 t et un prix inférieur à 47 000 €.

Pourquoi les montants ne sont plus fixes mais “indicatifs” ?

Contrairement à certaines aides financées directement par l’État, les Certificats d’économies d’énergie (CEE) ne reposent pas sur une enveloppe budgétaire fixe votée chaque année. Il s’agit d’un mécanisme de marché : la réglementation oblige certains acteurs, comme les fournisseurs d’énergie, à financer des actions qui permettent de réduire la consommation d’énergie. Pour remplir cette obligation, ils achètent et utilisent des certificats, échangés entre différents acteurs.

La valeur de ces certificats n’est pas figée. Comme sur tout marché, leur prix peut évoluer à la hausse ou à la baisse. Concrètement, cela signifie que le montant d’une aide peut varier selon le prix auquel les fournisseurs valorisent leurs CEE. L’État ne fixe donc plus un montant identique pour tous : ce sont les conditions du marché et les choix des acteurs qui influencent le niveau des primes proposées.

Enfin, les montants peuvent aussi dépendre des accords passés entre les fournisseurs d’énergie, les constructeurs automobiles et les concessionnaires. Ces négociations introduisent une certaine flexibilité : selon les territoires, les périodes ou les partenariats, l’aide peut être plus ou moins élevée. On s’éloigne ainsi d’une aide unique et stable, au profit d’un système plus adaptable, mais aussi plus variable.

Microcrédit véhicules propres

Le microcrédit véhicule propre s’adresse aux ménages les plus démunis. Peuvent ainsi en bénéficier :  

  • les personnes exclues du système bancaire classique ;  
  • en situation professionnelle fragile, qui souhaitent louer un véhicule neuf ou d’occasion peu polluant dans le cadre d’une location longue durée (LLD) ou d’une location avec option d’achat (LOA) un ;  
  • à faibles revenus.  

Le montant du micro-crédit peut atteindre 8000 euros sur une durée maximale de 7 ans et varie en fonction des revenus du demandeur.  

Le leasing social : rouler en électrique à partir de 100 €/mois

Le leasing social est un dispositif gouvernemental qui permet aux ménages modestes remplissant des conditions de ressources strictes de louer une voiture électrique neuve à un loyer mensuel fortement réduit, plafonné à 200 €/mois, sans apport initial.

Lancé en janvier 2024 pour une première vague de commandes, puis reconduit fin septembre 2025, le dispositif revient le 16 juillet 2026 pour sa troisième édition. Il reste financé via les certificats d'économies d'énergie (CEE).

Pour être éligible, deux critères cumulatifs s'appliquent : un revenu fiscal de référence par part qui ne doit pas dépasser 16 880 € (contre 16 300 € pour l'édition 2025), et un usage professionnel du véhicule, c'est-à-dire habiter à plus de 10 km de son lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle. Les ménages ayant déjà bénéficié du dispositif en 2024 ou en 2025 ne peuvent pas en profiter cette année.

Le kilométrage inclus dans le loyer passe à 15 000 km par an, contre 12 000 km en 2025. L'aide correspond à 29 % du coût d'acquisition du véhicule, dans la limite de 6 500 €, un plafond porté à 9 000 € si le véhicule et sa batterie sont fabriqués dans l'Espace économique européen, et jusqu'à 9 500 € si le moteur électrique est lui aussi produit en Europe.

Côté véhicules, seuls les modèles neufs et exclusivement électriques sont concernés. Ils doivent afficher un score environnemental suffisant et, nouveauté de cette édition, une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg (contre 2 400 kg en 2025), ce qui recentre le dispositif sur les citadines et les modèles compacts.

Il est possible de tester son éligibilité dès maintenant sur le site du ministère de la Transition écologique.

Une aide pour l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion

Depuis le 1er septembre 2026, une nouvelle aide vient compléter le dispositif pour l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion. Elle aussi financée via les certificats d'économies d'énergie (CEE), elle s'adresse cette fois à un public plus large puisqu'aucune condition de revenus n'est exigée.

Pour en bénéficier, le véhicule doit être 100 % électrique (les hybrides sont exclus), avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, et être acheté ou loué auprès d'un professionnel de l'automobile habilité. La batterie doit également être en bon état, avec au moins 80 % de sa capacité initiale ou une autonomie résiduelle d'au moins 200 km. Enfin, l'acquéreur ou le locataire s'engage à conserver le véhicule au moins 3 ans.

Le montant de l'aide varie selon l'opérateur (fournisseur d'énergie ou partenaire) auprès duquel elle est demandée. Une majoration d'environ 2 000 € par véhicule est prévue pour les professionnels de l'aide à domicile et des services à la personne, à condition que le véhicule coûte au maximum 25 000 € TTC et affiche une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg. Cette majoration, temporaire, ne s'applique qu'aux opérations engagées avant le 1er janvier 2027 et finalisées avant le 1er juillet 2027.

Des économies sur le long terme

Si les véhicules électriques sont plus chers à l’achat, ils permettent néanmoins à leurs usagers de réaliser des économies conséquentes à moyen et long terme. En décembre 2025, le ministère de la Transition Ecologique estimait que le coût de la recharge d'un véhicule électrique au bureau ou à domicile était environ 3 fois moins élevé que celui d’un véhicule thermique : moins de 3€ pour 100 kilomètres en moyenne. En moyenne, un Français parcourt environ 12 000 kilomètres par an avec son véhicule. Opter pour un véhicule électrique entraînerait alors une économie annuelle moyenne de 840 euros !