La voiture électrique en mode citadin : Je vis en appartement, et alors ?

Un minimum de contraintes pour un maximum d’économies. Contrairement aux idées reçues, vivre en appartement et rouler en véhicule électrique n’a rien d’incompatible. La preuve par l’exemple.

Anne et Antoine Holzmann sont d’irréductibles citadins. Ce couple de trentenaires, installé à Strasbourg, a fait le choix de la ville et de la voiture électrique. Par conviction écologique autant que pour des raisons économiques. « Nous n’avons pas de garage et nous stationnons sur la voie publique mais ce n’est pas un problème, assurent Anne et Antoine. Tout est une question d’organisation et d’anticipation. » Lui est médecin de campagne à 50 kilomètres de Strasbourg et roule en berline électrique. Elle est manipulatrice radio dans un hôpital strasbourgeois et utilise un petit modèle parfaitement adapté aux usages du quotidien. « Il suffit d’identifier les solutions de recharge accessibles et d’adapter ses habitudes. Et avec le développement des infrastructures publiques, les possibilités sont multiples. »

Une approche différente de la recharge

Anne recharge ainsi son véhicule à proximité de son domicile et Antoine fait le plein d’électrique sur son lieu de travail pour trois euros l’aller-retour. Ils profitent aussi de sessions shopping pour recharger sur les parkings des centres commerciaux. De fait, vivre en appartement implique une approche différente de la recharge. Plus proche de celle d’un smartphone que d’un plein de carburant. À l’image de nombreux citadins, Anne et Antoine ont intégré naturellement la recharge à leurs habitudes, pendant les courses, lors d’un stationnement prolongé, sur des bornes proches du domicile. Et pour beaucoup d’usagers urbains, la recharge occasionnelle suffit à couvrir les besoins sans générer de stress particulier.

Difficile de tomber en panne

Les villes l’ont bien compris et développent progressivement les solutions de recharge en les intégrant au mobilier urbain ou aux parkings publics. Une évolution qui facilite l’usage de la voiture électrique en milieu urbain. Résider en appartement ne signifie donc nullement être sous contrainte permanente. Et bien souvent, l’expérience s’avère bien plus simple que prévu. « Une fois les habitudes prises, la gestion de la recharge devient une routine, confirment Anne et Antoine. Le confort de conduite, le silence, la fluidité de l’électrique sans oublier des frais d’entretien quasi inexistants compensent largement les ajustements nécessaires à l’absence de recharge privée. Ce qui semblait contraignant il y a quelques années est aujourd’hui une situation courante dans les villes. Entre le côté pratique des applications pour identifier des points de charge et la diversification des solutions, il est difficile de tomber en panne d’électrique. »

Et pourquoi pas une borne au pied de son immeuble ?

La voie publique n’est pas la seule option pour recharger son véhicule. Les citadins qui disposent d’une place de stationnement privée, en sous-sol ou en extérieur, ont aussi la possibilité de s’équiper. Plusieurs solutions existent selon la configuration de la résidence : une borne individuelle installée sur son propre emplacement, une borne partagée entre plusieurs résidents ou encore une infrastructure collective déployée à l’échelle de tout le parking par le gestionnaire de l’immeuble.

Recharger chez soi, la nuit, pendant que la voiture dort au parking : pour beaucoup, c’est la solution la plus simple et la plus économique.